Les abricots 


De son nom botanique Pruna armeniaca, l’abricot appartient à la famille des Rosaceae. Originaire de Chine, où l’abricotier poussait à l’état sauvage, il y a près de 5 000 ans, il a été introduit dans le monde occidental par Alexandre le Grand, après avoir emprunté la célèbre Route de la Soie. Les Arabes l’ont ensuite propagé dans le bassin méditerranéen, principalement dans le sud de l’Espagne, où il s’y implanta durablement. Importé d’Italie au milieu du XVe siècle, il n’eut d’abord pas grand succès en France : c’est Jean-Baptiste de La Quintinie qui fit planter des abricotiers dans le Potager du roi à Versailles.

Parfumé, rafraichissant, l’abricot est l’un des fruits les plus riches en provitamine A, 1,5 à 3 mg aux 100 g, ce qui correspond à pratiquement 50% du besoin quotidien ! Modérément énergétique, il n’apporte pas plus de 47 kcals aux 100 g, soit moins de 30 kcals pour un abricot de taille moyenne. Sa teneur en potassium est particulièrement élevée et il fournit des quantités intéressantes de fer, de cuivre et de nombreux oligo-éléments.

Cette région du sud de la Drôme a un climat semicontinental : hivers froids et étés chauds. Les abricotiers sont plantés sur des terrains en pente ou des terrasses à une altitude de 700-800m. Les fruits bénéficient d’un ensoleillement important ainsi que d’une forte amplitude thermique. Les vergers sont faiblement irrigués et sont obligés de s’enraciner en profondeur pour aller chercher les oligo-éléments et les minéraux qui donneront aux fruits tous leurs arômes et parfums exceptionnels. Dans la majeure partie des exploitations, les arbres disposent d’une surface généreuse de 20m². Les arboriculteurs recherchent donc avant tout l’autonomie de l’arbre, la saveur des fruits et non les gros rendements (fruits de gros calibres gorgés d’eau).