Les citrons 


Digne héritier du cédrat, le citron quitta le Cachemire vers le IIème millénaire av. J.-C. pour gagner la Chine où cet agrume fut rapidement adopté par la population. Il prit alors le nom, encore en usage chez certaines peuplades anglo-saxonnes et hispaniques, de limung et entra en Perse sous cette nouvelle identité. De là, il conquit la Mésopotamie, se répandit en Palestine avant d’envahir tout le bassin Méditerranéen. La conquête arabe fera de l’Espagne son royaume.

Particulièrement riche en vitamine C (52 mg aux 100 g), le citron recèle nombre d’autres nutriments salutaires tels la vitamine P, le sélénium, le calcium, des acides organiques, des fibres… sans faire payer le prix de ses bienfaits du moindre excès calorique. Il contient également des polyphénols spécifiques aux agrumes : les flavanols, dont le rôle dans la lutte contre les cancers est aujourd'hui bien démontrée. L’acidité du jus de citron pourrait faire croire qu’il irrite la muqueuse gastrique, ce serait oublier que cette dernière est "conçue" pour résister aux sécrétions digestives, particulièrement acides (pH 1 environ). L’acidité du citron et des agrumes ne pose donc pas de problème spécifique, à condition de ne pas consommer le zeste.

Pour se colorer, le fruit a besoin de fortes variations de températures entre le jour et la nuit. Or en Méditerranée, il fait régulièrement chaud en automne, voire en hiver. Cette chaleur retarde la coloration du fruit, interdisant son exportation, uniquement car nous n'avons pas l'habitude d'acheter un agrume vert! En bio, ils sont récoltés à maturité, ce qui leur confère une peau plus fine, une chair plus dense et plus juteuse. Ils se conservent également plus longtemps.

Références spécifiques