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La reconnaissance officielle de l’agriculture biologique en France date de 1980. Longtemps controversée, l’appellation " agriculture biologique " a fini par s’imposer. Des définitions réglementaires claires permettent désormais de distinguer l’agriculture biologique de l’agriculture conventionnelle.
Les producteurs sont de plus en plus nombreux à passer du « conventionnel » au « biologique ». Ce passage s’intitule la conversion vers l’agriculture biologique ou CAB. En France, cette démarche est encadrée par une réglementation rigoureuse.

   La réglementation
   Les aides à la conversion : de la CAB au CTE
   Comment bénéficier d’une aide à la conversion ?
   Les engagements que doit respecter le producteur




  La réglementation

La durée d’une conversion est d’au moins deux ans avant l’ensemencement ou d’au moins trois ans avant la première récolte dans le cas des cultures pérennes autres que les prés. Cette période peut être modulée selon l’utilisation antérieure des parcelles destinées à la conversion.
C’est l’organisme de contrôle qui, au vu de la situation des parcelles, peut décider de réduire ou de prolonger cette période.
Au cours de la première année (C1), il est strictement interdit de faire référence à la mention «agriculture biologique». La mention «en conversion vers l’agriculture biologique» ne peut être utilisée qu’à partir de la deuxième année de conversion (C2).

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  Les aides à la conversion : de la CAB au CTE

Les aides à la conversion vers l’agriculture biologique entrent dans le cadre des mesures agri-environnementales mises en place par l’Union européenne pour promouvoir les pratiques respectueuses de l’environnement.
Ces mesures sont regroupées sous le nom de CTE (
Contrat territorial d’exploitation). Une CAB peut constituer à elle seule un CTE.
Sont concernés par ces aides les agriculteurs qui entament une production biologique sur une parcelle soit en friche, soit cultivée dans un autre mode de production.
Les producteurs cultivant déjà en agriculture biologique, peuvent en obtenir pour la conversion de nouvelles parcelles.

Ces
aides à la conversion sont attribuées sous la forme d’une prime à l’hectare accordée pour une durée de 5 ans et actuellement fixées à :

10 000 F pour les semences, plantes aromatiques et médicinales, annuelles ou bi annuelles.

8 000 F pour les autres cultures annuelles.
3 500 F pour les prairies permanentes.
15 000 F pour les oliveraies spécialisées.

23 000 F pour les dix premiers hectares de vignes et les autres cultures pérennes.


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  Comment bénéficier d’une aide à la conversion ?

Un agriculteur qui souhaite faire une CAB peut se dispenser de solliciter cette aide. S’il souhaite en bénéficier, la demande doit être effectuée avant toute autre démarche.
Un dossier d’aide à la conversion CTE doit être retiré à la DDAF (Délégation départementale de l’agriculture et de la forêt) du siège de l’exploitation qui enregistre la date du dépôt de cette demande.

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  Les engagements que doit respecter le producteur

L’agriculteur s’engage à produire en mode biologique pendant 5 ans sur les parcelles aidées

L’agriculteur s’engage à convertir dans un délai de 5 ans la totalité des parcelles aidées

Chaque année, l’agriculteur doit fournir à la DDAF un extrait du registre parcellaire mentionnant les parcelles contractualisées et portant la mention : «J’atteste avoir respecté l’ensemble de mes engagements agri-environnementaux».


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